Après une infection, une gastro, un rhume ou une bronchiolite, il n’est pas rare que le sommeil de bébé parte en vrille : réveils plus fréquents, difficultés d’endormissement, pleurs au coucher ou cauchemars. J’ai vécu cela tant comme maman que comme ancienne nounou, et je sais combien ces nuits perturbées épuisent toute la famille. Voici des astuces concrètes et bienveillantes que j’applique et recommande pour aider bébé à retrouver un sommeil apaisé.

Comprendre pourquoi le sommeil est perturbé après une maladie

Avant tout, il est utile de se rappeler que le corps de bébé récupère. Même lorsque la fièvre est tombée ou que les symptômes visibles ont diminué, la fatigue, l’inconfort (nez encombré, toux, douleurs), et parfois l’anxiété liée à l’expérience de la maladie peuvent maintenir des nuits agitées. Le rythme circadien a pu être décalé par des siestes plus longues le jour ou par des réveils nocturnes fréquents. Comprendre cela m’aide à garder de la patience et à adapter des gestes concrets plutôt que vouloir tout remettre à zéro d’un coup.

Rituels et routine : la priorité après la maladie

Remettre en place un rituel apaisant est la première chose que je fais. Un rituel régulier rassure bébé et signale que la journée se termine, même si la veille a été compliquée.

  • Heure de coucher fixe : je tente de revenir progressivement à l’heure habituelle, en 2–3 soirs si besoin.
  • Activités calmes avant le coucher : lecture, berceuse, massage doux (huile neutre ou Huile Bébé Bioderma/Weleda si vous aimez les marques naturelles).
  • Bain tiède si bébé apprécie — il aide souvent à détendre les muscles et à réduire l’inconfort.
  • Éclairage doux et absence d’écrans : la lumière tamisée favorise la production de mélatonine.
  • Améliorer le confort pour mieux dormir

    Après une maladie, des petits aménagements du couchage peuvent faire une grande différence.

  • Position : pour les nourrissons, respecter les recommandations sécurité (coucher sur le dos). Si bébé a le nez bouché, je relève légèrement la tête du matelas (jamais d’oreiller sous la tête) ou j’utilise un matelas inclinable spécialement conçu, en respectant toujours les consignes pédiatriques.
  • Hydratation de l’air : un humidificateur peut soulager les voies nasales sèchement irritées. J’utilise un modèle à vapeur froide pour les nuits plus longues.
  • Linge et température : 18–20 °C, body et gigoteuse adaptés. Après une maladie, j’évite les couvertures trop épaisses qui augmentent la transpiration.
  • Doudou et odeurs rassurantes : si bébé a un doudou, le garder près au moment du coucher aide à la sécurité affective. Parfois, j’y dépose une petite odeur familière (un tissu près du parent) si cela rassure.
  • Gérer la congestion et la douleur avant la nuit

    Les réveils nocturnes liés à la toux ou au nez bouché sont fréquents. Voici ce que je fais :

  • Gouttes physiologiques et aspiration douce : avant le coucher, quelques gouttes de sérum physiologique puis aspiration si nécessaire pour les petits nourrissons (utiliser une poire ou un aspirateur nasal adapté).
  • Sirop ou traitement : suivre la prescription du pédiatre. Ne pas donner de médicaments non recommandés pour l’âge.
  • Positions et veille : une infusion chauffante dans la pièce (ou un bol d’eau chaude posé loin du lit) peut augmenter l’humidité et apaiser la toux sèche, mais toujours veiller à la sécurité.
  • Réassurance et présence : comment répondre la nuit

    Quand bébé se réveille souvent après une maladie, il a parfois besoin de plus de réassurance. Je privilégie des gestes courts et efficaces pour ne pas surstimuler :

  • Aller vers bébé avec calme, en gardant la lumière faible.
  • Parler doucement, câliner sans forcément sortir du lit si l’enfant dort dans notre chambre.
  • Éviter de prendre systématiquement bébé dans les bras si l’objectif est l’autonomie de sommeil — on peut le rassurer au berceau avec la main sur le ventre, une voix apaisante.
  • Si bébé est nourri au sein ou au biberon la nuit, évaluer si l’alimentation est réellement nécessaire (parfois c’est la recherche de confort). Graduellement, et en douceur, on peut espacer les tétées nocturnes si le pédiatre l’autorise.
  • Routines de jour pour améliorer les nuits

    Ce que je fais la journée influence énormément la nuit. Voici mes recommandations pratiques :

  • Exposition à la lumière naturelle le matin pour recadrer l’horloge biologique.
  • Siestes régulières mais adaptées : éviter les siestes trop longues ou trop tardives. Après une maladie, bébé peut demander plus de repos — respecter ce besoin sans tout bouleverser.
  • Activités calmes en fin d’après-midi : lecture, jeux doux pour éviter l’excitation avant le coucher.
  • Quand consulter ou obtenir un avis médical

    Si les troubles persistent malgré les ajustements, ou si d’autres signes apparaissent (fièvre récurrente, difficultés respiratoires, refus de boire, somnolence anormale), contacter le pédiatre est indispensable. Voici un petit tableau récapitulatif des signes d’alerte :

    Symptôme Action
    Fièvre persistante (>38°C) ou récurrente Contacter le pédiatre
    Toux qui s’aggrave ou difficultés à respirer Consultation urgente
    Refus de boire ou vomissements Contacter le pédiatre (risque de déshydratation)
    Somnolence inhabituelle, pleurs inconsolables Urgence médicale

    Astuce pratique : kit de récupération pour la nuit

    J’ai trouvé utile de préparer un petit kit près du lit après une maladie :

  • Sérum physiologique, poire nasale ou aspirateur nasal
  • Humidificateur d’air
  • Thermomètre
  • Téterelle/ biberon prêt si besoin de complément
  • Une petite lampe d’appoint douce
  • Ce kit évite la panique nocturne et permet d’agir rapidement et calmement.

    Patience et bienveillance : ce que j’ai appris

    Chaque enfant récupère à son rythme. Il m’est arrivé de passer plusieurs nuits difficiles avant que tout redevienne normal. Accepter que le sommeil reviendra progressivement, sans vouloir tout forcer, m’a beaucoup aidée. Communiquer avec les parents/nounous pour garder une cohérence dans les réponses à donner à bébé est aussi essentiel : la co-éducation rassure l’enfant et facilite la reprise d’habitudes.

    Si vous avez envie, partagez en commentaire vos astuces ou vos expériences : quels gestes ont aidé votre bébé à retrouver un sommeil serein après une maladie ? J’aime échanger des retours concrets et parfois, une astuce simple d’un parent peut aider d’autres familles.